Obama l'avait promis, Guantanamo sera
fermé avant la fin de la première année de son mandant (22 Janvier 2010). Pourtant, le Président américain, avec son Nobel de la Paix à la main, devra faire vite. De plus les problèmes abondent.
En fait, beaucoup d'erreurs, notamment de communication, de la part de l'administration Obama laissent prétendre à la presse américaine que la fermeture de Guantanamo sera un échec pour le
Président au niveau des délais. Selon le quotidien Politico, uniquement lisible sur Internet et fondé par deux anciens journalistes du Washington Post, la présidence aurait
commise une série de maladresses irrattrapables.
La première aurait été de précipiter le vote, au Sénat, du financement des transfert des prisonniers. Parmi ces
derniers, certains devaient retourner sur le sol américain. Cette nouvelle, apprise le jour même pendant la séance, est perçue comme une provocation de la part des Sénateurs.
La seconde est plus une affaire de communication. En effet, l'opinion publique dénigre de plus en plus Obama
sur ce sujet. Les Américains ne veulent pas de prisonniers sur leur sol, dont la plupart sont des terroristes rappelons le. Les conseillers d' Obama avaient oubliés combien l'Amérique reste
sensible à ce sujet.
Obama aurait donc sous-estimé la résistance du Congrès et celle des Américains. Ken Gude (membre
du think tank Center for American Progress) avait suggéré 18 mois de délai au lieu de 12, ce qui permet, dit-il, de « faire les choses en douceur ». Obama aurait ignoré cette remarque au
moment de la campagne.
Aucun argument vraiment fondé n'accompagnait le projet et les républicains en ont profité pour ouvrir le feu en
criant au problème politique.
Le coordinateur de l'affaire « Guantanamo » était Greg Craig, il a été dépourvu du dossier mais resterai « un
des acteurs du projet » selon la Maison Blanche. Cependant, la rumeur dit qu'il risque de quitter le gouvernement très bientôt. L'affaire a été confiée à Pete Rouse, haut conseiller d' Obama.
Pour le moment, les transferts se font lentement, plus lentement que ceux effectués auparavant par l'administration Bush.
Quand Obama avait annoncé la fermeture de Guantanamo avec un délai d'un an. Tout le monde avait
été bluffé par sa détermination. Mais maintenant à la veille de dresser un premier bilan, Obama est plus en phase de nous décevoir qu'à nous impressionner.
Photo : des manifestants anti-Guantanamo devant la Maison
Blanche
Maxime Blanc
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